Le SLFP-Prisons plaide en faveur d'un personnel statutaire hautement qualifié

© SMITS
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(14/01/26) - La ministre Verlinden souhaite recruter du personnel sans diplôme et autoriser des agents de sécurité privés dans les prisons belges. Le SLFP-Prisons s'oppose fermement à ces projets, car ils constituent un recul pour le système pénitentiaire.

Depuis 2009, la fonction d'assistant de surveillance pénitentiaire a été délibérément revalorisée. L'accès à la profession a été limité aux candidats titulaires d'un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur, précisément parce que le travail implique bien plus que l'ouverture et la fermeture de portes. Les assistants assument aujourd'hui une responsabilité complexe : garantir la sécurité, gérer les situations de crise, communiquer avec les détenus, établir des rapports, observer et contribuer à un environnement de détention digne.

Cette professionnalisation n'était pas un luxe, mais une étape nécessaire pour renforcer la qualité, la sécurité et l'intégrité du système pénitentiaire.

Le retour au recrutement sans diplôme est un pas en arrière

« Le fait d'admettre à nouveau des candidats sans diplôme représente une régression de près de vingt ans. Cela compromettrait le professionnalisme de la profession, augmenterait la charge de travail et mettrait en danger la sécurité du personnel et des détenus. Nous considérons cela comme un recul inacceptable, contraire aux besoins d'un fonctionnement moderne, humain et sûr des prisons », déclare Eddy De Smedt, secrétaire fédéral du SLFP-AFRC pour les prisons.

La privatisation est exclue

En outre, le SLFP-Prisons s'oppose résolument à toute forme de privatisation au sein des prisons. La loi de mars 2019 est sans ambiguïté à ce sujet : la fonction est et reste une fonction statutaire. Le recours à des entreprises privées pour des tâches essentielles du système pénitentiaire est contraire à cette disposition légale et constitue une menace pour la neutralité, la sécurité et la continuité du service.

Appel au ministre

Le SLFP-Prisons appelle le ministre Verlinden à revoir ces plans et à s'en tenir à la professionnalisation mise en place depuis 2009. En outre, le SLFP demande expressément que les syndicats soient consultés à ce sujet et que des discussions soient engagées. À ce jour, seul le volet relatif à l'externalisation a été soumis aux organisations syndicales.

Investir dans du personnel statutaire correctement formé est la seule voie à suivre pour une politique pénitentiaire sûre, humaine et tournée vers l'avenir.

Source : slfp.eu

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